Le mercato monégasque s’est refermé sur un scénario que peu imaginaient encore quelques heures plus tôt. Folarin Balogun, annoncé très proche d’Everton, n’a finalement pas quitté l’AS Monaco. Après une dernière renégociation infructueuse avec le club anglais, le transfert a capoté et l’attaquant américain est toujours sous contrat en Principauté.
Le timing rend la situation particulièrement intéressante : Monaco se déplace au Parc des Princes vendredi 4 septembre à 21h05, avec le statut de leader de Ligue 1 après deux journées. Balogun n’est pas assuré d’être immédiatement réintégré au premier plan — il n’était pas présent à l’entraînement collectif mercredi matin — mais son maintien modifie forcément la profondeur offensive dont dispose le club à l’aube d’une saison chargée.
Un départ qui semblait presque écrit
Ces derniers jours, le dossier Balogun était devenu l’un des principaux enjeux de la fin de mercato de l’ASM. L’attaquant de 25 ans, sous contrat jusqu’en 2028, était convoité en Angleterre et son départ devait aussi permettre à Monaco d’avancer sur d’autres opérations. Selon les informations publiées au fil de la dernière journée de marché, le club de la Principauté avait même privilégié sa vente plutôt que celle de Lamine Camara.
Le retournement de situation a été spectaculaire. Alors qu’un accord avec Everton semblait en bonne voie, les discussions ont achoppé dans les dernières heures. Balogun reste donc à Monaco pour le moment. Cette nuance est importante : certains marchés, notamment en Turquie ou en Arabie saoudite, restent ouverts, ce qui signifie que le dossier n’est pas nécessairement définitivement clos.
Monaco a déjà appris à gagner sans Balogun
Sportivement, l’ASM n’a pas attendu le dénouement du mercato pour lancer sa saison. Les Monégasques ont gagné 1-0 au Havre lors de la première journée, avant de battre Marseille 2-0 au Stade Louis-II grâce à un doublé de Paris Brunner. Avec six points en deux matchs, Monaco est la seule équipe à avoir remporté ses deux premières rencontres de championnat.
Cette efficacité sans Balogun montre que l’équipe possède déjà des solutions offensives. Mais elle ne rend pas l’Américain inutile. Sur une saison entière, entre Ligue 1 et compétitions européennes, disposer de profils différents peut devenir un avantage. Balogun apporte notamment de la profondeur, de la vitesse et une capacité à attaquer les espaces qui ne se superpose pas totalement à celle des autres options offensives.
Pour les supporters qui suivent cette nouvelle saison de l’ASM, la collection AS Monaco personnalisée et la collection Ligue 1 permettent de retrouver l’univers du club sans détourner l’article de son sujet sportif.
Quel rôle peut-il désormais retrouver ?
La vraie question n’est plus seulement de savoir pourquoi le transfert a échoué, mais ce que Monaco va faire de Balogun. Son début de saison a été particulier : il n’a figuré sur aucune feuille de match lors des deux premières journées et n’a pas participé aux dernières séances collectives. Une réintégration immédiate face au PSG ne peut donc pas être considérée comme acquise.
En revanche, si aucun autre départ ne se concrétise dans un marché encore ouvert, le staff devra rapidement transformer une situation de mercato en choix sportif. Le contexte peut jouer en faveur de Balogun. L’ASM a besoin de profondeur, et la concurrence interne peut aussi permettre de gérer les états de forme, les blessures et l’enchaînement des rencontres.
Le joueur connaît par ailleurs déjà très bien le championnat et le club. Depuis son arrivée en Principauté, il a accumulé de nombreux matchs sous le maillot monégasque et possède une expérience que Monaco pourrait difficilement remplacer à court terme une fois le marché français fermé.
PSG-Monaco, premier grand test du nouveau statu quo
Le déplacement à Paris arrive presque trop vite pour que la situation Balogun soit totalement digérée. Monaco se présente pourtant au Parc dans une position idéale : leader avec deux victoires, alors que le PSG a débuté son championnat par deux matchs nuls. La rencontre de vendredi constitue donc le premier choc direct entre deux équipes aux trajectoires très différentes sur ce début de saison.
Pour Paris, il s’agit de lancer réellement sa campagne de Ligue 1. Pour Monaco, l’enjeu est de savoir si le départ parfait peut résister à un adversaire de ce niveau. Le dernier passage monégasque au Parc, en mars 2026, s’était d’ailleurs soldé par une victoire 3-1 de l’ASM, avec un but de Balogun. Cela ne préjuge évidemment pas du prochain match, mais rappelle que l’attaquant a déjà pesé dans ce type de rendez-vous.
Le PSG sort de son côté d’un nul 2-2 à Lille. Pour revenir sur ce début de championnat parisien, notre analyse de Lille-PSG et des enjeux de la deuxième journée permet de replacer le choc face à Monaco dans son contexte.
Un maintien qui ressemble surtout à une nouvelle question
À la fermeture du marché anglais, Monaco n’a donc pas vendu Folarin Balogun. Mais parler d’un simple « retour » serait prématuré. Son absence de l’entraînement collectif mercredi et l’existence de marchés encore ouverts obligent à rester prudent.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’ASM doit désormais gérer un attaquant de haut niveau qui semblait destiné à partir et qui appartient toujours à son effectif. Pour une équipe qui a commencé la saison par deux victoires, ce dossier peut devenir soit une complication, soit une ressource supplémentaire. La manière dont Monaco le traitera dans les prochains jours dira beaucoup de la place que Balogun peut encore occuper dans le projet.



